Critique Blu-Ray : Lazarus Effect, de David Gelb

Je suis dans une impasse. Comment entamer la critique d’un film d’épouvante-horreur on ne peut plus banal qui ressemble à s’y méprendre aux 587 autres films d’horreur sans personnalité qui sortent chaque année ? Bon, en disant qu’il est banal, certes. Mais le fait est qu’il n’y a rien, vraiment rien, de bien mémorable dans Lazarus Effect.

Il y a Lazarus dans le titre, donc on sait que ça parlera de mort et de résurrection. Et c’est effectivement ce qui se passe quand une bande de scientifiques parvient à ramener un chien mort à la vie. Mais la méchante, très très méchante, entreprise qui finance leurs recherches se fait racheter et comme on le sait très bien, quand une entreprise en rachète un autre, on envoie des gens violents pour dire de déloger les anciens occupants dans les deux heures qui suivent sans même les prévenir. C’est ballot, l’équipe tenait la formule de la résurrection ! Ils décident de refaire l’expérience en clandestin mais la MILF du groupe clamse, on la fait revivre et elle pète un plomb.

Voilà en un paragraphe ce que raconte Lazarus, une simple expérience qui a l’air de bien tourner mais qui en fait tourne très mal, sans que personne ne s’en rende compte.

*Jump scare*

*Agrougroum agrouroum l’ambiance*

Rien ne sauve Lazarus Effect du désastre. Le film est mou et ennuyeux. Il ne parvient jamais à créer une ambiance stressante, parce qu’il joue sur des ficelles usées jusqu’à la moelle, le jump scare étant la principale. La MILF fait voler des objets sans qu’on ne sache pourquoi, elle peut déformer la matière, blablabla. Pourquoi ? Je veux dire, à aucun moment du film on ne sait pourquoi les choses se déroulent comme elles se déroulent, ce qui est gênant puisqu’il joue la carte de la science vs religion et surnaturel. On ne sait pas par quoi l’ex-morte est habitée, ni comment elle parvient à faire ses conneries. Parfois elle semble possédée, parfois non. C’est confus, et même pas rigolo. Si encore il y avait eu une petite entité un peu kitsch, on aurait pu s’amuser. Mais même pas. Tout ce qu’on a, ce sont des yeux noirs et un appartement en flammes.

C’est Lazarus Effect et ça ne se distingue jamais de tous les films d’horreur sortis en 2015.

Détails :

Réalisateur : David Gelb

Casting : Olivia Wilde, Evan Peters, Donald Glover

Editeur : Metropolitan (Sa page Facebook)

Date de sortie : 15 juillet 2015