Critique Blu-Ray : The Boy, de William Brent Bell

Dès que l’occasion se présente, je ne peux m’empêcher de regarder un film d’horreur que je sais moyen, voire mauvais. C’est plus fort que moi. Annabelle, Oculus, Lazarus Effect, Paranormal Activity, autant de films visionnés dans la douleur, mais volontairement. C’est fou, non ? Aujourd’hui, The Boy vient rejoindre cette liste qui ne demande qu’à grandir.

Résumé (pris sur le site Metropolitan)

Pour essayer d’échapper à son passé, Greta, une jeune Américaine, se fait engager comme assistante maternelle en Angleterre, dans une maison perdue en pleine campagne. À son arrivée, elle découvre qu’elle a été embauchée non pas pour s’occuper d’un petit garçon de 8 ans en chair et en os, mais d’une poupée de porcelaine grandeur nature. Seule dans la maison, loin de tout, Greta assiste à des événements tous plus étranges les uns que les autres. La poupée serait-elle vivante ? Il se trouve que Greta n’a pas seulement été engagée, elle a été choisie…

Ce que je pense de The Boy

The Boy a tout du film foireux et cliché. Une nana qui veut fuir son passé, une maison abandonnée, des employeurs tellement flippants que tu te demandes pourquoi le perso principal ne se dit pas à un moment « Bon, faut arrêter les conneries, je me barre ». Tout est là pour empêcher au spectateur de croire à l’histoire, comme dans beaucoup (trop) d’autres films du genre. Les ficelles sont grosses dès les premières minutes.

Le déroulement est classique : le perso principal arrive, on sent les emmerdes arriver et la tension monte crescendo jusqu’au final. Enfin, ça c’est ce qui aurait du se passer, mais la donne a changé. Le film a le mérite d’être construit en trois actes : la menace, le calme, la tempête. Grosso modo, dans l’ordre, c’est moyen, bon, nul. Le début est cliché mais relativement efficace. On découvre les personnages, les motivations, tout ce qui est nécessaire pour bien lancer le film. Puis la deuxième partie débarque et redistribue les cartes, avec une nouvelle dynamique intéressante mais un peu trop rushée. Enfin, l’acte final vient détruire tout ce qui avait été mis en place et le transforme en Vendredi 13 du pauvre. C’est franchement dommage parce que la relation mise en place entre Greta et l’enfant avait quelque chose d’assez atypique. Maladroit certes, mais atypique.

Sorti de cette relation, le spectateur retrouvera exactement la même formule qu’ailleurs : jump scares, nuit, rires d’enfant, craquements, perso principal trop con pour être rationnel. Du film d’horreur façon Blumhouse même s’il n’est pas produit par Blumhouse. Étrange, très étrange. Difficile de rejoindre les meilleurs films d’épouvante dans ces conditions !

The Boy n’est pas bon. Il aurait pu l’être. Il aurait pu. Comme plein d’autres films d’horreur avant lui. Mais comme les autres, il cède aux sirènes de la facilité pile au moment où il commence à devenir un minimum intéressant. Soit on fait un film de poupée bizarre, soit un film de tueur fou. Pas les deux en même temps.

Comme d’habitude, je remercie la Metrop’ et Cinétrafic de m’avoir envoyé le Blu-Ray de The Boy, et vous invite à consulter un petit top des meilleurs films de tous les temps (dont the Boy ne fait bien évidemment pas partie).

Détails :

Réalisateur : William Brent Bell

Casting : Lauren Cohan, Rupert Evans, Ben Robson

Editeur : Metropolitan (Sa page Facebook)

Date de sortie : 27 mai 2016

Le trailer en VOST pour voir à quel point ça a l’air générique (alerte spoiler : ça l’est)