Faute de temps (ou de courage, pour être honnête), certains films ne seront pas traités sur Good Taste Police. Ou en tout cas, ils ne seront pas traités dans un article complet. Du coup, pour compenser, je me disais que ce serait cool de faire une petite rubrique « En vrac » pour tous ces films sur lesquels je ne sais pas forcément quoi dire mais qui méritent un peu d’attention tout de même, les pauvres.

Bref, bienvenue pour cette première compilation où nous allons parler de American Assassin, Le Cheateau de Verre et Barry Seal. Enjoy!

American Assassin, de Michael Cuesta

On le croyait enterré dans les années 80 et pourtant, le film d’action réac’ est bel et bien de retour. On le sentait déjà tenté de remonter à la surface avec des films comme Que Justice soit faite il y a quelques années puis les colossaux La chute de la Maison Blanche et La chute de Londres. En 2017, c’est American Assassin qui prend la relève, armé de ses valeurs de droite, ses barbus à dessouder et sa morale vomitive. Pourtant, ça commençait plutôt pas mal. Une plage, un massacre, un peu de barbaque : l’amateur d’hémoglobine que je suis ne pouvait que jubiler. Avant de déchanter minute après minute devant un amoncellement d’idées sorties tout droit d’un bon vieux Charles Bronson des familles.

Tout d’abord film de vengeance avant de se transformer en film de merde, American Assassin suit la trajectoire inverse d’un bon Park Chan-wook : on veut se venger au début et quand arrive la vengeance, on trouve ça bien et on veut se venger encore plus à la fin. La morale de l’histoire ? « La vengeance, c’est bien, butons de l’arabe ! ». Pénible. Trop de sérieux tue le sérieux et ce qui aurait pu être un bon divertissement défoulant se transforme en nouveau porte-étendard d’un cinéma réac’ que l’on aimerait garder enterré à jamais.

Détails

Réalisateur : Michael Cuesta

Casting : Dylan O’Brien, Michael Keaton, Taylor Kitsch, Scott Adkins

Distributeur : Metropolitan

Date de sortie : 20 septembre 2017

Budget : 33 millions $

Trailer

Le Château de Verre, de Destin Daniel Cretton

Vendu comme une version gondrisée (comprendre « sans budget ») du génial Captain Fantastic, Le Château de Verre débute effectivement comme une version gondrisée (comprendre « sans budget ») de Captain Fantastic. Une famille qui imite des loups, de la musique indé, on est en terrain connu. Et pendant quelques temps, on se dit que Captain Fantastic, c’est quand même vachement mieux. Sauf que le film se met à muter. Du simple mode de vie alternatif, il dérive sur l’alcoolisme, la filiation et les rapports toxiques. Une tournure assez sombre, qui l’éloigne du feel good movie redouté pour le rapprocher du drame familial équilibré.

En effet, si le personnage de Woody Harrelson attire peu la sympathie, c’est parce qu’il n’est jamais présenté comme une bonne personne, bien au contraire. Malgré ce portrait peu flatteur, le film parvient à tirer une certaine justesse du personnage, aidée par la performance de l’acteur. Plus pathétique que malfaisant, il aime autant sa famille qu’il la détruit et le réalisateur joue constamment sur ce contraste. En ressort un film un peu longuet et facile sur la fin, mais jamais tendre avec ses personnages.

Détails

Réalisateur : Destin Daniel Cretton

Casting : Brie Larson, Woody Harrelson, Naomi Watts, Max Greenfield

Distributeur : Metropolitan Filmexport

Date de sortie : 27 septembre 2017

Budget : –

Trailer

Barry Seal, de Doug Liman

Ah, Tom Cruise, ce cascadeur, ce producteur, cet acteur. Après avoir vainement tenté de rafraîchir une Momie, il fallait un rôle d’envergure à notre ami scientologue. C’est chose faite avec Barry Seal, biopic dynamique sur un pilote de ligne à la fois agent pour la CIA et trafiquant d’armes et de drogue. Un joli palmarès quoi. C’est surtout un beau terrain de jeu pour l’acteur, ici aussi éloigné du Kremlin que l’on puisse l’être et charmeur comme jamais.

C’est aussi l’occasion pour le réalisateur Doug Liman de nous exposer tout son savoir-faire en matière de mouvement, un savoir-faire déjà exposé dans La Mémoire dans la Peau et Edge of Tomorrow. Oubliez les biopics académiques et ennuyeux, Liman dynamite le genre (comme Scorcese avant lui) avec sa mise en scène nerveuse et son sens du montage aiguisé. Une vie intéressante, un acteur séduisant, un réalisateur de talent, il n’en fallait pas plus pour faire de Barry Seal un bon divertissement. Pas inoubliable mais pas désagréable pour autant !

Détails

Réalisateur : Doug Liman

Casting : Tom Cruise, Sarah Wright, Domnhall Gleeson,

Distributeur : Universal

Date de sortie : 13 septembre 2017

Budget : 80 millions $

Trailer

Total
2
Shares