Alors cette Paris Comics Expo ?

La Paris Comics Expo, ça vient tout juste de se terminer et même si l’ouverture et la fermeture se sont faites sans moi, j’ai tout de même pu y passer une journée complète, le samedi 16 avril 2016. C’était ma première fois. En 2015, je découvrais la Paris Comic Con, première édition. C’était ma première convention « comics » (certains comprendront les guillemets). Cette année, j’ai décidé d’aller à la Paris Comics Expo et de découvrir cet événement adulé par de nombreux fans. De nombreux artistes étaient invités, ainsi que quelques acteurs et globalement tous les acteurs du marché les plus importants (à savoir les éditeurs). J’avais déjà une petite idée de ce que je voulais faire et acheter et qui je voulais rencontrer.

PCE-1Ok, j’écris mal et cette liste est vraiment sommaire. Mais j’étais dans le train et je venais d’acheter un stylo dans l’urgence. Au final, je n’ai respecté que la moitié de ma liste et j’ai fait pas mal de choses que je n’avais pas prévues. Comme quoi, les listes, c’est vraiment surfait.

La découverte

La première chose qui frappe quand on arrive à la PCE, c’est le volume d’oxygène attribué à chaque visiteur. Bon dieu qu’elles respirent ces allées ! Il y a de l’espace, les gens ne se bousculent pas, on ne met pas deux heures pour aller d’un point AA1 à un point AA2, les files d’attente sont relativement bien gérées. L’espace est remarquablement bien géré et franchement, aligner autant d’artistes en un seul et même week-end, chapeau bas !

On arrive dans une allé, on admire des stands tellement remplis que ça déborde. Des visiteurs passionnés discutent avec d’autres passionnés. On croise une Poison Ivy et un Kylo Ren enjoués. Tout le monde sourit, les enfants prennent des photos avec #TeamCaptainAmerica ou #TeamIronMan. Je dois dire que j’adore le public de ce genre d’événements. C’était déjà le cas à la Paris Comic Con, se balader dans un endroit où l’animosité est purement et simplement absente a quelque chose de particulièrement agréable.

Le premier craquage

Bon, les allées c’est bien joli, mais on est surtout là pour acheter des trucs et rencontrer des artistes ! Ca tombe bien, je suis venu avec un portefeuilles rempli ! Première visite : le stand Bliss Comics. C’était quand même l’une des raisons principales de mon déplacement. Si vous ne connaissez pas encore Bliss Comics, je vous invite à aller lire cet article où j’explique pourquoi l’arrivée de Bliss est une bonne chose. Et si vous connaissez déjà mais que vous n’avez pas acheté les livres sur le salon, vous trouverez un concours où vous pourrez gagner l’une des deux premières publications de l’éditeur via un petit concours.

concours-bliss-valiant-pceJ’arrête avec mes redirections et je reviens à Bliss, promis. Le stand est petit, bien tenu. Quelques dizaines de volumes trônent fièrement sur la table tandis que Paolo Rivera se tue à signer et à dessiner pour des fans excités sur la gauche. Rapidement, je m’empare de deux The Valiant et de deux Bloodshot Reborn, il faut bien l’alimenter ce concours ! Paolo Rivera étant occupé, je prévois de repasser plus tard pour avoir mes signatures.

Le stand Urban

Après Bliss Comics, j’enchaîne directement avec le stand Urban Comics. C’était blindé, vraiment. Contrairement au stand Panini, où toutes les ventes se faisaient à l’extérieur du stand carré, le stand d’Urban était tourné vers l’intérieur, ce qui limitait forcément l’espace praticable. Personne n’est mort piétiné pour autant, les livres étaient suffisamment bien répartis pour que les visiteurs circulent aisément. J’avais en tête d’acheter Suiciders, Black Science T3 et Tokyo Ghost T1. Finalement, j’ai pris Suiciders mais j’ai fait l’impasse sur Black Science. Pour ce qui est de Tokyo Ghost, j’ai opté pour la version collector en noir et blanc et sa monstrueuse couverture made in Sean Murphy.

Suiciders-Tokyo-GhostDe toute façon, je devais repasser plus tard pour la signature de Matteo Scalera avec mon Black Science T1, peut-être pourrais-je craquer pour le tome 3 à ce moment-là ! Qui sait ?

L’Artist Alley

Bon, finies les boutiques pour l’instant. Direction le gros morceau, direction l’Artists Alley, et plus particulièrement le stand de Pierrick Colinet et Elsa Charretier, les auteurs de Infinite Loop (que je vous recommande très chaudement). Je devais retirer le nouvel artbook d’Elsa, « précommandé » quelques jours auparavant. Et Pierrick, malin comme il est, m’avait glissé à l’oreille que des prints Power Rangers seraient disponibles. Quel filou ! Il ne m’en fallait pas plus pour me ruer sur leur stand ! En plus de l’artbook et du print Power Ranger rose, Elsa m’a offert un joli sketch de Wonder Woman sur un format A4 (à encadrer bien sûr). Je suis aux anges. A côté, je vois que Julien Hugonnard-Bert dessine mais nous reviendrons plus tard là-dessus, hein.

La conférence Bliss Comics

Retour sur Bliss Comics. Le nouvel éditeur organisait une conférence au sujet de son avenir, de ses nouvelles parutions, etc. Je ne pouvais pas la louper. Impensable. J’ai donc pu y assister avec plaisir et malgré quelques maladresses, ce fut une réussite. Je n’ai pas retenu toutes les dates mais voici en tout cas les titres qui arriveront dans les mois à venir chez Bliss : Divinity, Ninjak, Book of Death, Faith ainsi que des intégrales de Rai et Ivar, Timewalker. Du lourd, du très lourd même ! Largement de quoi contenter mon petit cœur d’amateur de Valiant en tout cas !

Plus tard dans la journée, j’ai aussi assisté à une conférence sur la trinité DC Comics. Bien organisée (à peu près), elle n’a pas mené à des annonces particulières, si ce n’est qu’Urban Comics couvrira logiquement l’événement DC Rebirth. Mais, plus tard. Genre, bien plus tard.

Les occasion manquées et la première commission

N’ayant strictement rien compris au timing des dédicaces sur le stand Urban Comics, j’ai complètement loupé Lee Bermejo ET Matteo Scalera. J’ai donc définitivement fait une croix sur Black Science T3, si vous suivez bien. Donc plutôt que de perdre mon temps à attendre 1H30 pour avoir une signature de Scalera sur mon tome 1, j’ai préféré retourner du côté de l’Artists Alley. Tiens, il y a les tarifs des commissions de Julien. 40€ le A4 noir et blanc, 60€ les couleurs. Bon, je n’ai jamais pris de commission. Jamais jamais. J’ai du regarder les prix de 3-4 artistes différents et ça m’a donné le vertige. Fallait bien que je saute le pas un jour, et c’est ce que j’ai fait.

Comme j’aime Transmetropolitan, je demande un Spider Jerusalem (j’ai longtemps hésité avec un Bloodshot). Résultat NSFW, une heure plus tard…

12993566_10207446131483821_7147194136105555515_nPouvais-je rêver d’une meilleure première commission ? Je ne pense pas. C’est EXACTEMENT comme ça que doit être représenté Spider Jerusalem. Plus qu’à trouver un sous-verre pour bien mettre cette illustration en valeur, dans le salon, au-dessus du buffet de tatie Josiane.

Judge Dredd

La journée touche à sa fin. J’ai un artbook, un sketch, une commission, un print, et six livres sous le bras. C’est déjà pas mal, non ? Surtout pour un débutant des conventions pas forcément adepte de la chasse aux dédicaces ! Avant de partir, j’ai tout de même décidé de passer par le stand de Delirium. Repasser en fait, je m’y étais déjà arrêté quelques heures plus tôt pour admirer les Judge Dredd, sans pour autant acheter. J’ai finir par franchir le pas. La seule chose qui m’avait freiné jusqu’à présent, pour acheter du Judge Dredd, c’était la disponibilité variable et surtout la mauvaise qualité des éditions. Le format dictionnaire pour du Dredd, dans ma bibliothèque ? Non. Là, Laurent Lerner n’a pas fait les choses à moitié avec son label Delirium, mais j’y reviendrai dans un autre article. Un beau livre, ça se prend, surtout si c’est du Dredd !

Judge-Dredd-Delirium

Conclusion

Et voilà comment s’est achevée la journée, sur une édition bien classieuse du plus juste des ju…Eh mais attendez. Attendez voir une petite seconde ! Ne serait-ce pas Joe Madureira que j’aperçois au loin, à la sandwicherie ? Seul en plus ? Loin de moi l’idée de me prendre en photo avec les personnalités en général. Ca ne m’attire pas. Mais soyons honnêtes, si l’occasion d’être pris en photo avec Dieu himself venait à se présenter, passeriez-vous votre chemin ?

3 secondes plus tard, mon superbe accent anglais et moi-même étions en train de demander une petite photo à l’ami Joe. « Am eu fann ov Daksaïdeurss ». CHEESE !

joe-madureiraA ce moment-là, je transpirais le bonheur. A grosses gouttes.

Vraie conclusion

Cette édition 2016 de la Paris Comics Expo a été une vraie, belle et grande expérience pour le lecteur de comics que je suis. J’ai pu manifester mon enthousiasme comme jamais pendant près de 9H. Ce salon sent la passion à plein nez. C’était un véritable plaisir d’être parmi tous ces autres fans, tous plus dépensiers et joyeux les uns que les autres.

C’était GRAN-DIOSE.

  • Dragnir Tork

    Tu comprends maintenant ma véhémence passée

    • Complètement oui, même si je pense qu’on s’en rend encore plus compte après coup (faut avoir expérimenté les allées impraticables de la PCC) !